La plupart des systèmes de jugement sexuel – religieux, psychologique, féministe ou socialiste – cherchent à déterminer de quel côté de la frontière une pratique donnée doit être placée. Seuls les actes qui atterrissent du bon côté de la frontière se voient accorder la complexité morale. Par exemple, des relations hétérosexuelles peuvent être sublimes ou dégoûtantes, libres ou forcées, épanouissantes ou destructrices, romantiques ou mercenaires. […] Par contraste, la totalité des actes qui se situent du mauvais côté de la frontière est considérée comme répugnante par définition et absolument sans nuances morales. Plus un acte est éloigné de la frontière, plus il est compris comme uniformément mauvais

Gayle RUBIN, “Penser le sexe”, in Surveiller et jouir – Anthropologie politique du sexe, Epel, 2010, traduction Flora Bolter, Christophe Broqua, Nicole-Claude Mathieu et Rostom Mesli, p.162

Publicités

Tagué:,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :