Les femmes ne sont ni passives ni soumises. La misère, l’oppression, la domination, pour réelles qu’elles soient, ne suffisent pas à dire leur histoire. Elles sont présentes ici et ailleurs. Elles sont différentes. Elles s’affirment par d’autres mots, d’autres gestes. Dans la ville, dans l’usine même, elles ont d’autres pratiques quotidiennes, des formes concrètes de résistance – à la hiérarchie, à la discipline – qui déjouent la rationalité du pouvoir et directement greffées sur leur usage propre de l’espace et du temps. Elles tracent un chemin qu’il faudrait retrouver. Une histoire autre.

PERROT Michelle, « La femme populaire rebelle », WERNER Pascale, l’Histoire sans qualités. Essais, Paris, Galilée, 1979, p. 156

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