Cette nouvelle perspective féministe a réfuté les hypothèses courantes qui tiennent le travail domestique/de care pour un service personnel ou une forme de travail précapitaliste; elle a au contraire redéfini ce travail comme étant un aspect clé de la reproduction sociale dans la société capitaliste, et de la création de valeur. Le postulat qui pose le travail domestique comme un travail qui re/produit la main-d’œuvre a fait apparaître au grand jour l’immense quantité de travail non payé existant au cœur de la relation salariale et a eu un effet libérateur, en particulier pour les femmes. Révéler la fonction capitaliste de ce travail, montrer que le travail domestique nous reproduit, bien qu’il soit accompli en majeure partie dans des conditions que nous n’avons pas fixées, a permis de dissiper le sentiment de culpabilité que les femmes ont éprouvé si souvent quand elles ont voulu refuser ce travail.

Camille BARBAGALLO et Silvia FEDERICI, “Travail domestique, du care, du sexe et migrations dans le contexte de la restructuration néo-libérale : de la politisation du travail reproductif. In Genre, migrations et globa- lisation de la reproduction sociale. Cahiers genre et développement. N° 9. (Dir.) C. Verschuur et C. Catarino. 421-430. Paris : L’Harmattan.” p.  424

 

Publicités

Tagué:, , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :