But when people…

But when people who do not wish to stop prostituting themselves go to the Prostitutionsenheten, they find they are not necessarily welcome. One interviewee was very critical even about the way prostitutes are “welcomed”: the strongly negative judgement passed on prostitutes is evident in the way they are treated even in this service expressly dedicated to them. The same negative judgement on the Prostitutionsenheten attitude is voiced by Tanya Holm, who interviewed several prostitutes. Officially, prostitutes are not criminals, but unofficially they are: if they do not accept to stop prostituting themselves, the official view on prostitution in Sweden does not allow them to be considered anything less than betrayers of the female gender. […]
A woman I interviewed who had sought advice from the Prostitutionsenheten at a moment when she was pondering possible life alternatives, was offered psychotherapy; as she discovered during the therapy sessions, it was aimed at uncovering the sexual violence she had suffered as a child. The problem was she had suffered none: «I felt very confused, I started to doubt what I knew… at the end I left therapy», she said. She said this also happened to other friends of hers. The rigidity in the official conception of prostitution does not therefore seem to help much in establishing a therapeutic dialogue. Even the gynaecological services of the Prostitutionsenheten are marked by an authoritarian approach: I heard of a permanent means of contraception (slow-release hormone) implanted without bothering about the woman’s doubts and objections. There do not seem to be internal projects of evaluation of the Prostitutionsenheten, or at least they are not available to the public, and after an initial contact and two interviews, further requests of clarification on my part (on the issue of mental diseases, for instance) were left unanswered.

Daniela Danna, « Report on the city of Stockholm », in Prostitution and Public life in Four European Capital, p. 37-38

Mais quand des personnes qui ne souhaitent pas arrêter de se prostituer vont au Prostitutionsenheten, elles trouvent qu’elles ne sont pas forcément les bienvenues. Une interviewée était même très critique de la manière dont les prostituées sont « accueillies » : le jugement très négatif porté sur les prostituées est évident dans la manière dont elles sont traitées même dans ce service qui leur est spécialement dédié. Le même jugement négatif sur l’attitude Prostitutionsenheten est émis par Tanya Holm, qui a interviewé plusieurs prostituées. Officiellement, les prostituées ne sont pas des criminelles, mais officieusement, elles en sont : si elles n’acceptent pas d’arrêter de se prostituée, le regard officiel sur la prostitution en Suède ne permet pas de les considérer comme autre chose que des traitre au genre féminin. […]

Une femme que j’ai interviewée et qui avait à un moment cherché conseil au Prostitutionsenheten lorsqu’elle réfléchissait à des possibles alternatives de vie, s’est vue offrir une psychothérapie; comme elle l’a découvert durant les sessions de thérapie, le but était de découvrir les violences sexuelles font elle avait souffert étant enfant. Le problème était qu’elle n’en avait souffert d’aucune : « Je me sentais très troublée, j’ai commencé à avoir des doutes sur ce que je savais… à la fin j’ai abandonné la thérapie », dit-elle. Elle dit que cela est aussi arrivé à d’autres de ses amies. La rigidité de la conception officielle de la prostitution ne semble dès lors pas être d’une grande aide dans l’établissement d’un dialogue thérapeutique. Même les services gynécologiques du Prostitutionsenheten sont marqués par une approche autoritaire : J’ai entendu parler de moyens permanents de contraception (hormones à libération lente) implantés sans s’inquiéter des soutes et objections des femmes. Il ne semble pas qu’il y ait des projets internes d’évaluation du Prostitutionsenheten, ou en tout cas pas accessibles au public,  et après un contact initial et deux interviews, mes autres demandes de clarifications (sur l’enjeu des maladies mentales, par exemple) sont restées sans réponse

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