One the one han…

One the one hand, the woman is formally prevented from selling herself as houseworker and as prostitute in the same time, given that one person cannot at the formal level exist as legal (houseworker) and illegal (prostitute) subjects simultaneously. On the other hand for the prostitute to sell her labor-power as its capacity for production would also be formally incompatible. But in practice she can and she does. Nowadays, for example, with the crisis of family so rampant, housewives and others are becoming part-time prostitutes, as too are students, workers, teachers, secretaries, etc. The division in the female job market between prostitute and non-prostitute is thus blurring. Entering and leaving the two markets has become far easiest than in the past […]. The rise in prostitution, coupled with women’s increasing absenteeism from housework, is dangerously changing the face of the male worker’s consumption, where his consumption of housework should not only be complementary but also fundamental to his consumption of prostitution work, and vice versa. In response, capital has intensified its efforts to regain its quantitative control over the supply of prostitution work. The wave of repression of prostitutes is in reality capital’s attempt to re-establish the complementary aspects of the exchange, and to once more place prostitution work in a secondary position to housework in terms of the male worker’s quantitative consumption of it.

Leopoldina Fortunati, The Arcane of Reproduction : Housework, Prostitution, Labor and Capital; Autonomedia, 1996, p. 44-45

D’un côté, la femme est formellement empêchée de se vendre comme ménagère et comme prostituée en même temps, étant donné qu’une personne ne peut, au niveau formel, exister simultanément en tant que sujet légal (la ménagère) et illégal (la prostituée). D’un autre côté, pour la prostituée, vendre sa force de travail comme sa capacité pour la production serait aussi formellement incompatible. Mais en pratique, elle le peut et elle le fait. De nos jours, par exemple, avec la crise si endémique de la famille, les femmes au foyer et autres deviennent des prostituées à temps partiel, de même que les étudiantes, travailleuses, enseignantes, secrétaires, etc. La division dans le marché du travail féminin entre prostituée et non-prostituée devient brouillée. Entrer et quitter ces deux marchés est devenu bien plus facile que par le passé […] L’augmentation de la prostitution, couplée au croissant absentéisme  des femmes du travail ménager, est en train de dangereusement changer le visage de la consommation du travailleur, puisque sa consommation de travail ménager ne devrait pas être seulement complémentaire, mais fondamentale, par rapport à sa consommation de travail de prostitution, et vice versa. En réponse, le capital a intensifié ses efforts pour récupérer un contrôle quantitatif sur la réserve de travail de prostitution. La vague de répression des prostituées est en réalité une tentative du capital pour rétablir les aspects complémentaires de l’échange, et pour, une fois de plus, placer le travail de la prostitution dans une position secondaire par rapport au travail ménager en ce qui concerne la quantité qu’en consomme le travailleur.

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