Archives de Tag: Impérialisme

Early on in feminist thinking activists often failed to liken male violence against women to imperialist militarism. This linkage was often not made because those who were against male violence were often accepting and even supportive of militarism. As long as sexist thinking socializes boys to be “killers,” whether in imaginary good guy, bad guy fights or as soldiers in imperialism to maintain coercive power over nations, patriarchal violence against women and children will continue.

bell hooks, Feminism is for everybody : passionate politics, South End Press, 2000, p. 63

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Yet even when large numbers of feminist activists adopted a perspective which included race, gender, class, and nationality, the white “power feminists” continued to project an image of feminism that linked and links women’s equality with imperialism. Global women’s issues like forced female circumcision, sex clubs in Thai- land, the veiling of women in Africa, India, the Middle East, and Eu-
rope, the killing of female children in China, remain important concerns. However feminist women in the West are still struggling to decolonize feminist thinking and practice so that these issues can be addressed in a manner that does not reinscribe Western imperialism. Consider the way many Western women, white and black, have confronted the issue of female circumcision in Africa and the Middle East. Usually these countries are depicted as “barbaric and uncivilized,” the sexism there portrayed as more brutal and dangerous to women than the sexism here in the United States.
A decolonized feminist perspective would first and foremost examine how sexist practices in relation to women’s bodies globally are linked. For example: linking circumcision with life-threatening eating disorders (which are the direct consequence of a culture imposing thinness as a beauty ideal) or any life-threatening cosmetic surgery would emphasize that the sexism, the misogyny, underlying these practices globally mirror the sexism here in this country. When Issues are addressed in this manner Western imperialism is not reinscribed and feminism cannot be appropriated by transnational capitalism as yet another luxury product from the West women in other cultures must fight to have the right to consume.

bell hooks, Feminism is for everybody : passionate politics, South End Press, 2000, p. 47

While feminists in the United States were right to call attention to the need for global equality for women, problems arose as those individual feminists with class power projected imperialist fantasies onto women globally, the major fantasy being that women in the United States have more rights than any group of women globally, are “free” if they want to be, and therefore have the right to lead feminist movement and set feminist agendas for all the other women in the world, particularly women in third world countries. Such thinking merely mirrors the imperialist racism and sexism of ruling groups of Western men.

bell hooks, Feminism is for everybody : passionate politics, South End Press, 2000, p. 45

« L’impérialisme est la tentative des grands maîtres de l’industrie d’élargir les voies pour le flux de leur excédent de richesse en cherchant des marchés extérieurs et des investissements extérieurs pour exporter les biens et le capital qu’ils ne peuvent vendre ou utiliser chez eux. » (John Atkinson Hobson)

« La tendance du capitalisme aux expansions soudaines constitue l’élément le plus important, le trait le plus remarquable de l’évolution moderne ; en fait l’expansion accompagne toute la carrière historique du capital elle a pris dans sa phase finale actuelle, l’impérialisme une énergie si impétueuse qu’elle met en question toute l’existence civilisée de l’humanité. » (Rosa Luxembourg)

« - 1° La concentration de la production et du capital, créant les monopoles dont le rôle est décisif dans la vie économique ; – 2° La fusion du capital bancaire avec le capital industriel et la réalisation sur cette base du capital financier, d’une oligarchie financière ; – 3° L’exportation du capital, devenue particulièrement importante, à la différence de l’exportation des marchandises ; – 4° La formation des monopoles capitalistes internationaux qui se partagent le monde ; – 5° Le partage territorial de la planète achevé par les plus grandes puissances capitalistes.
L’impérialisme est le capitalisme dans la phase du développement où s’est constituée la domination des monopoles et du capital financier, où l’exportation du capital a acquis une haute importance, où le partage du monde entre les grands trusts internationaux a commencé, où le partage de tous les territoires de la planète entre les plus grandes puissances capitalistes s’est achevé » (Lénine)

« Les banques qui financent des prêts de guerre et, aujourd’hui, une grande part de l’industrie lourde, et pas seulement les fournisseurs directs de blindages et de canons, ont dans tous les cas un intérêt économique à ce que des guerres soient menées ; une guerre perdue augmente pour eux aussi bien la demande qu’une guerre gagnée, et les intérêts politiques et économiques que les membres d’une communauté politique ont à l’existence de grandes usines de machines de guerre dans leur pays les contraint à tolérer que celles-ci fournissent le monde entier, y compris leurs adversaires politiques. » (Max Weber)

« L’impérialisme repose sur un atavisme. Il exprime des rapports de production caractéristiques de modes de production appartenant au passé. II constitue un élément atavique tant dans les structures sociales que dans les catégories affectives de la personnalité… » (Joseph Schumpeter)

« L’expansion impérialiste avait été déclenchée par une curieuse forme de crise économique, la surproduction de capitaux et l’apparition d’argent « superflu » résultant d’une épargne excessive qui ne parvenait plus à trouver d’investissement productif à l’intérieur des frontières nationales. Pour la première fois, ce ne fut pas l’investissement du pouvoir qui prépara la voie à l’investissement de l’argent, mais l’exportation du pouvoir qui suivit docilement le chemin de l’argent exporté, puisque des investissements incontrôlables réalisés dans les pays lointains menaçaient de transformer en joueurs de larges couches de la société, de changer l’économie capitaliste tout entière de système de production qu’elle était en système de spéculation financière, et de substituer aux profits tirés des commissions. La décennie précédant l’ère impérialiste, c’est-à-dire les années 1870, connut une augmentation inouïe d’escroqueries, de scandales financiers et de spéculation sur le marché des valeurs. » (Hannah Arendt)

« Pendant de nombreuse décennies d’expansion impériale, il y a eu au cœur de la culture européenne, un eurocentrisme résolu et constant. Il a accumulé des expériences, des territoires, des peuples, des histoires, les a étudiés, classifiés, vérifiés, et tout cela a donné aux hommes d’affaires les pouvoirs de « faire des projets grandioses ». Mais surtout il les a assujettis, en bannissant leur identité – sauf en tant que créatures inférieures – hors de la culture et en fait de l’idée même d’une Europe chrétienne et blanche. Il faut voir cette dynamique culturelle comme un contrepoint vital qui alimente et renforce la machine économique et politique au centre concret de l’impérialisme. Cet eurocentrisme a inlassablement codifié et observé tout ce qui touchait au monde non européen ou périphérique, de façon si approfondie et détaillée qu’il n’a guère laissé de questions non abordées, de cultures non étudiées et de peuples non revendiqués. Ces idées sont pratiquement incontestées depuis la Renaissance. Même les catégories sociales longtemps considérées comme progressistes étaient sur l’empire uniformément rétrogrades. L’eurocentrisme a pénétré jusqu’au cœur du mouvement ouvrier, du féminisme, de l’avant-garde artistique, n’épargnant aucune des personnalités marquantes. » (Edward Saïd)

« L’impérialisme n’a pas pris fin, n’est pas soudain devenu « du passé » avec la décolonisation, le grand démantèlement des empires classiques. Il a légué de multiples relations qui lient toujours l’Algérie à la France ou l’Inde à la Grande Bretagne. D’importantes populations nouvelles de musulmans, d’Africains, d’Antillais, venus des anciens territoires coloniaux, résident aujourd’hui en Europe. Même l’Italie, l’Allemagne et la Scandinavie doivent faire face à ces migrations, qui, si elles stimulent la croissance démographique du continent européen résultent très largement de l’impérialisme et de la décolonisation. La fin de la Guerre froide puis celle de l’URSS ont, elles aussi, radicalement changé la carte du monde. Le triomphe des Etats-Unis, restés seuls superpuissance, suggère qu’un nouveau jeu de lignes de force va structurer le monde – celui dont la gestation était perceptible dans les années 1960 et 1970… » (Edward Saïd)

http://bougnoulosophe.blogspot.fr/2009/08/de-limperialisme-et-de-quelques.html

Evangelical antitrafficking efforts thus extend activist trends that have also become increasingly prevalent elsewhere, embodying a form of political engagement that is consumer- and media-friendly and saturated in the tropes and imagery of the sexual culture it overtly opposes—a feminine, consumptive counterpart to the masculine politics of militaristic rescue. A recent photograph from a special issue of the magazine Christianity Today on sex trafficking titled “The Business of Rescue” makes this dynamic quite clear. The image depicts a smiling young activist from a Christian human rights group who is ministering to a sex worker in a Thai brothel (see fig. 1). Although the magazine’s evangelical readership would be likely to interpret the woman’s happy affect as evidence of Christ’s love (see Wilkins 2008), young missionaries’ brothel visits are also situated within the contemporary practices of consumer-humanitarianism, in which touristic adventures in exotic settings serve to reinforce Westerners’ sense of freedom and good times.25
Although consumer-friendly politics have become a stock feature of many forms of contemporary social justice activism, they occupy an especially prominent place in evangelical antitrafficking campaigns in which new abolitionists are frequently summoned to make purchases that will contribute to faith-based organizations (as in the ironically titled Not for Sale Freedom Store; see http://www.notforsalecampaign.org) or by purchasing items that women who have purportedly been freed from sexual slavery have crafted. For contemporary evangelicals, the purchase of consumer goods in the name of fighting trafficking serves a dual purpose in solidifying the distinction between freedom and slavery: on the one hand, “freedom” resides in Western consumers’ ability to purchase the trinkets and baubles that “trafficking victims” produce; on the other hand, it pertains to the practice that new evangelicals call “business as mission,” in which former “slaves” are brought into “free” labor by producing commodities for Western consumers. Ultimately, business as mission can be seen as a global-capitalist refashioning of the nineteenth-century evangelical practice of “rescuing” women from prostitution by bringing them into domestic labor or teaching them to sew (see Agust ́ın 2007).

Elizabeth Bernstein, Militarized Humanitarianism Meets Carceral Feminism: The Politics of Sex, Rights, and Freedom in Contemporary Antitrafficking Campaigns, Journal of Women in Culture and Society 2010, vol. 36, no. 1, p. 63-64

Although IJM’s operations have attracted some controversy, the undercover and mass-media-oriented model of activism that IJM propounds has become the emulated standard for evangelical Christian and secular feminist organizations alike.22 The liberal feminist organization Equality Now, for example, has recently enlisted male volunteers to go undercover to find traffickers and to work with local law enforcement to bring them to trial (Aita 2007). Notably, IJM’s tactics have been hailed both by the Bush Administration and, more recently, by secular humanitarians in the Obama Administration such as Samantha Power. As Power notes in her recent interview with Haugen for the liberal-leaning New Yorker magazine, “Haugen believes that the biggest problem on earth is not too little democracy, or too much poverty … but, rather, an absence of proper law enforcement” (Power 2009, 52). Through IJM’s rescue missions, men are coaxed into participating in women’s and other humanitarian issues by being granted the role of heroic crime fighters and saviors. Unlike in other Christian men’s groups, however, here it is not headship in the domestic enclave of the nuclear family that draws men in but rather the assumption of a leadership role in and against a problem that is global in scope and that requires transnational actors to combat.23
But more than a newly transnationalized middle-class masculinity is at stake here, particularly since the majority of the organization’s grassroots activists—as in antitrafficking campaigns in general—are middle-class young women. In contrast to a previous generation of evangelical Christian activist groups that avowedly embraced sexual and gender traditionalism for Western women, IJM’s members make frequent reference to the backward traditionalism of third-world cultures as one of the primary causes of sex trafficking, a framework that helps them to define and re- inforce their own perceived freedom and autonomy as Western women. In this regard, they follow what Inderpal Grewal (2005, 142) has identified as the contemporary feminist model of human rights activism, produced by subjects who imagine themselves more ethical and free than their “sisters” in the developing world.
The embrace of the third-world trafficking victim as a modern cause thus offers these young evangelical women a means to engage directly in a sex-saturated culture without becoming “contaminated” by it; it provides an opportunity to commune with third-world “bad girls” while remaining first-world “good girls.” Whether by directly entering the third-world brothel or by viewing highly sexualized media portrayals, the issue of trafficking permits a sexualized frame to exist without threatening these women’s own moral status or social position.

Elizabeth Bernstein, Militarized Humanitarianism Meets Carceral Feminism: The Politics of Sex, Rights, and Freedom in Contemporary Antitrafficking Campaigns, Journal of Women in Culture and Society 2010, vol. 36, no. 1, p. 62-63