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Paradoxes of Neoliberalism is a video by the Barnard Center for Research on Women, featuring interviews with Sealing Cheng, Lisa Duggan, Dean Spade, Elizabeth Bernstein, Miranda Joseph, Sandra K. Soto, Teresa Gowan, and Kate Bedford. As Professor Cheng describes in the video’s opening sequence, the economics and politics of neoliberalism are riddled with paradoxes and contradictions. Commentators draw on their research to focus on three central paradoxes of neoliberalism: its combination of emphasis on value-free economics and intensive moral regulation, its uneven distribution of risk and security, and its simultaneous creation of heightened social inequalities and intensified human rights discourses and humanitarian interventions. They trace these contradictions across domains ranging from war and peace to investment and trade to financial markets to prevailing understandings of empowerment and freedom. Recorded Fall 2012.

Paradoxes of Neoliberalism was published in issue 11.1-11.2 of The Scholar & Feminist Online, “Gender, Justice, and Neoliberal Transformations.” See the entire issue at sfonline.barnard.edu/gender-justice-and-neoliberal-transformations for additional resources.

http://vimeo.com/72002039

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pourquoi je suis de celles qui veulent qu’on en finisse avec la sexualité et la relation affective comme socialités (et même tout court)

« en raison de leurs activités sexuelles… »

Je suis restée songeuse devant cette expression, que j’ai peut-être déjà vu passer, mais qui m’a sauté au nez il y a quelques mois depuis un communiqué d’actup, l’assoce pour la promotion de la baise durable.

Il y a le « en raison » et il y a « activité ».

Activité ramène la chose au même secteur que le boulot. Nous sommes dans une société, même une civilisation, où nos activités forment une majeure partie de notre être. Activité est un mot d’équivalence – toutes les activités s’équivalent au sein de leur reconnaissance comme productrice de valeur. Difficile de ne pas penser très fort que ce type d’approche est spécifiquement lié au système capitaliste.

Mais c’est surtout le « En raison » qui compte et pèse. Qui enrobe tout ça de la nécessité/fatalité propre à la désignation de tout ce qui est base sociale et ne peut être remis en question. Là aussi, c’est le même langage que pour l’activité économique, politique, judiciaire. Baiser et relationner en général est une nécessité sociale, point. Elle est le point de départ de toute réflexion, et de toute suite de conséquence, cause immuable. C’est la « ratio », le réel indépassable par rapport à quoi on détermine tout le choisible. Sauf que ce « réel incontournable », comme dans d’autres cas, est déjà un habitus social d’une part, la valorisation d’un comportement de l’autre.

Ce genre de raison, qui a peu à voir avec le raisonnable et tout avec l’arraisonnement, la mise à la raison, impose d’emblée la fin de tout examen. La chose qui est habillée en raison est, elle doit être, n’importent les conséquences et ce qui est réellement vécu. C’est l’origine du monde, en quelque sorte. Il n’y a, ne doit rien y avoir, ni avant, ni en dehors. Raison signifie ici « cause première ». Nature, quoi. Or, je fais partie des gentes qui sont très sceptiques envers les justifications naturalistes, notamment au sujet des comportements humains. Et qui ne croient guère à cet argument, qu’il soit explicite ou non. Ce qui me fait d’ailleurs un peu marrer, c’est que ce sont des constructionnistes qui bien souvent aujourd’hui se réclament de ce genre d’évidence pour bâtir leurs châteaux de cartes. Concurremment avec les réacs ouvertement régressifs, bien qu’avec des intentions opposées. Les unEs et les autres finissent pas buter sur les mêmes impasses.

Vous avez je pense compris depuis longtemps que ma réflexion antisexe et critique du relationnisme n’est pas à proprement parler une approche morale, que le sexe ce serait bien ou mal et à l’origine ou pas en soi d’un nombre incalculable de déboires. Ça l’est effectivement, mais comme conséquences systémiques, pas comme évidence a priori, encore moins comme récompense/punition immanente, et mon approche essaie d’être critique, même si je ne cache pas mon aversion pour ce genre d’aliénation généralisée. Je considère donc encore moins, s’il est possible, qu’il s’agit d’une question personnelle !

Pour moi, le problème est que relation et sexualité sont des valeurs d’échange, et des formes de socialisation intégrées à un monde donné. Que ce monde est celui de la valeur, de l’économie et du capitalisme, de la manie productive et existentielle, bref que pour moi nous courons après des choses qui nous pompent.

Je n’ai foncièrement pas la même approche de la critique du capitalisme que les marxistes classiques ni les féministes matérialistes léninistes actuelles, parce que nous n’avons pas la même définition fondamentale de la chose. Pour elles il s’agit uniquement d’oppression de groupes par d’autres (ce qui est une description exacte de la situation mais n’est pas propre au capitalisme), et l’issue en en est la modification de la hiérarchie pour l’accès aux mêmes valeurs sociales ; pour moi il s’agit de l’invasion du monde entier, nous comprises, par une équivalence qui fait de nous des abstractions au « service » de formes à réaliser – formes que nous ressentons comme nous-mêmes (le sujet). Et que tous les groupes sociaux cherchent concuremment à réaliser ces formes. Il n’y a donc pas d’issue dans le simple changement de chefs ou de dominantEs. Il faut dans cette logique nous émanciper de ces formes.

Le propre du fétichisme, selon un vieux barbu et une école critique qui a survécu à ses ardentEs épigones, est de nous identifier totalement à un ensemble de formes sociales, perçues comme nécessité ; c’est le cas de l’économie, et plus largement de la notion d’échange équivalent. Il semble que ce soit de plus en plus aussi celui de la relation dite humaine et de la sexualité. Elle est là, elle est nous, nous n’y pouvons rien, ne la maîtrisons guère, et devons donc infléchir notre vie entière à ses exigences. C’est exactement ce que je lis sous ce libellé « en raison de ». La rationalité se déploie en fonction du posé et présupposé sexuel. Qui a aussi d’identique à la raison économique qu’il est vécu comme un « bien », avec toute l’ambiguité attachée à ce terme, et un bien à la fois individuel et collectif. Bref, de quel côté qu’on se tourne, il est là, toujours là. Son absence est considéré comme un manque grave, lui-même accentué par la notion de besoin, dont Illich fit autrefois une critique assez pertinente : « ce qu’on doit posséder pour être ».

Baiser, la sexualité quoi, comme travailler, ou citoyenner, est considéré comme une tâche sociale incontournable, inanalysable, impossible à remettre en question de quelque manière que ce soit. C’est un fait naturalisé. Depuis plusieurs siècles. C’est aussi une forme sociale dans laquelle nous devons nous intégrer pour être (au point que même le refus de baiser est aujourd’hui considéré comme une forme de sexualité, ce qui d’ailleurs le renvoie à la gamme des identités équivalentes, et permet de le réduire à un choix privé sans importance inquiétante pour la norme ; ne pas baiser c’est baiser tout de même, au fond).

C’est pourquoi, comme pour l’économie, les positions les plus subversives consistent à essayer de rendre durable son exercice, à pouvoir copuler sans attraper boutons ni virus, à se livrer à toute pratique sans que le ratio bénéfice/risque n’en souffre trop. Il s’agit au fond de faire mine de rendre inoffensif, comme pour le travail, un système en lui-même total et incroyablement contraignant. Et à déplorer, force dénonciations à l’appui, quand il y a de la casse.

Or, je suis de celles qui pensent qu’il y a forcément de la casse avec les injonctions sociales, dominations en elles-mêmes d’expérience toujours doublées de hiérarchies spécifiques. Comme pour l’économie et la propriété, on ne peut pas exalter un monde où on n’existe que sur la peau du voisin, dans un mélange d’isolement et d’exploitation, et se lamenter du désastre qui en résulte. Enfin si, on peut, c’est ce qu’on fait à longueur de temps, dans un mélange hideux d’hypocrisie et d’impuissance. Hypocrisie à croire que la forme sociale peut être inoffensive, impuissance à nous en sortir, ne serait-ce qu’individuellement, tellement la pression est forte. Et tellement la sanction du refus de consentement à cette merde est définitive : exclusion de ce qu’on appelle, bien à tort, les rapports humains – il s’agit de rapport entre sujets hypersocialisés.

La fiction des « besoins irrépressibles », taillée au départ pour les mecs et que les nanas s’approprient, comme bien des misères du patriarcat, est à la mesure de toutes les autres théories du besoin, cette nécessité et manque induites qui normalisent et naturalisent un système de production consommation effrénée. Tous les biens sociaux et matériels sont désormais énumérés comme besoins, jusques aux plus néfastes réalisations, institutions ou obligations. On est censées n’y avoir aucune distance possible, il en faut, et les renouveler sans cesse. Sans quoi déshérence et panique. Le système entier d’abondance prétendue du capitalisme et des formes sociales annexes est un système de pénurie perpétuelle et répétitive. Il n’y a au fond jamais rien, tout manque, sans cesse, tout est à réaliser ou acquérir, le plus souvent possible. La sexualité comme création d’individu est un exemple frappant de cette terreur sociale, d’engendrement de la peur, menace perpétuelle d’être exclue du système de reconnaissance mutuel. La reconnaissance instituée est aussi un chantage autogéré dont nous gagnerions à nous défaire…

De ce fait, la relation et son nec plus ultra sexuel et amoureux sont un système d’échange parfaitement calqué sur et adapté au système d’échange et de valorisation qui constitue le capitalisme – sachant que ce système recouvre la totalité de la planète, y compris les rattrapages dits socialistes, etc. Une des grandes arnaques à ce sujet est de parler de gratuité, alors même que la totalité de nos misérables vies pendues à ce cirque démentent puissamment cette fiction, qu’aiment à promouvoir, aux côtés de tous les menteurs de la terre, religieux en tête, des féministes dont je ne sais si elles sont naïves ou réaques. Je tiens qu’il existe ce qu’on pourrait nommer système relationnel, système d’injonction à un type bien déterminé de relation, que nous sommes prises dedans et que nous le reproduisons, enfin qu’il est probablement une des causes principales de la misère matérielle et morale dans laquelle nous baignons.

Une vision passablement romantique, relayée ces dernières décennies par un constructionnisme finalement très descriptif mais acritique, prétend que la normalité ne concernerait qu’une forme de sexualité, et que les autres seraient subversives de l’ordre des choses. Déjà, je dirais méchamment, on demande à voir, alors que les représentantes et sujets de ces sexualités subversives se bousculent pour accéder aux formes sociales d’hétérolande. D’autre part, on ne voit pas que les buts sociaux exprimés par ces « autres sexualités » soient finalement différents de la majoritaire – au contraire, il y a prétention, comme souvent dans le revendicationnisme interne aux formes sociales, à encore mieux les remplir. Reconnaissance existentielle, valorisation sociale, échange codé, tout y est, sans même causer du mariage ou de la parentalité.

La sexualité est un domaine social unique, comme l’économie sa grande sœur, qui connaît comme cette dernière une tentative de revalorisation par la diversification des produits et des programmes. Mais la nécessité sociale qui s’y exprime reste obstinément identique. Il n’y a aucune remise en cause de ce qui constitue les buts ni le système qui en est abondé ; la sexualité est aussi monolithique que l’économie aux marchandises variées et innombrables.

Cela posé, et tout crûment, ainsi que de mon expé, la conséquence en est que je pense désormais que la multiplication des orientations sexuelles (et des identités de genre, ce qui recouvre un domaine voisin dont je causerai par ailleurs), ni leur affirmation, ne nous feront sortir de l’ordre ni des dynamiques actuelles. En tant que participation à la sexualité, au système relationnel et à leur mise en scène, évidemment. Je suis lesbienne pasque je veux une socialité et un monde de nanas. Pas un calque d’hétérolande et de m-lande, fut-ce entre f. Féminisme et lesbianisme perdent raison et objet dès lors qu’elles ne sont plus sorties des logiques, des formes et des institutions qui constituent l’hétéropatriarcat et les systèmes corrélés ; or, c’est à les adopter que nous en sommes à peu près toutes tombées. Sos !

L’amour, la sexualité et leurs corollaires n’ont absolument rien de « subversif » (terme d’ailleurs assez bisounoursien), et sont au contraire des recours à l’ordre le moins critiqué et le plus naturalisé des formes de rapports. On les invoque contre tout et son contraire, contre la peste comme contre le choléra, comme ultimae rationis, formes élémentaires qui fondent et justifient la répétition infinie des codifications de la dépendance. On ne peut pas démolir hétérolande ni le patriarcat avec l’amour et la sexualité comme valeur structurante ; on peut juste étendre leurs formes à tout le domaine humain ; et vider de leur substance comme de leur contenu les tentatives de leur échapper.

Les sexualités finissent toujours aux formes de l’hétérosexualité ; les copiés-collés tpg sont de plus en plus fidèles, les images de plus en plus ressemblantes, les rôles comme si vous y étiez. Et pour finir, nous acclamons la famille, la natalité et toutes ces belles choses qui ont fait le monde présent. Retour au même. Comme le genre qui s’obstine à rester binaire. Sexe n’a pas pour rien double sens, d’être et de faire ; la sexualité est un des exercices cimenteurs et incontournables de ce binôme hiérarchique qui contient une des sources de la domination. Pour nous débarrasser de l’un il faudra nous débarrasser de l’autre. Ces formes ne sont pas réformables, encore moins révolutionnables. Dans son mélange de contrainte, d’évidence et d’objectisation, la sexualité, c’est l’hétérosexualité.

Je pense enfin, comme Valérie Solanas, que la sexualité comme valeur est constitutivement, ainsi que la production économique, liée aux formes sociales assignées comme masculines, et donc à ce que je définis comme le patriarcat, qui n’est comme les capitalisme pas qu’un système d’oppression, mais un fétichisme collectif qui imprègne tout le monde (ce qui était aussi la thèse de Solanas).

Autre rappel de Solanas, l’obsession sociale qui fait qu’on est prêtEs à peu près à tout et au pire, ou au plus ridicule, ou encore au plus misérable, pour baiser, pour réaliser la forme sociale sacrée ; un vrai culte. Elle notait fort justement que les mecs étaient prêts à traverser un océan de vomi pour essayer de tremper leur nouille. Mais on a fait mieux depuis : désormais, baiser fait partie des revendications politico-existentielles de base propres à toutes les catégories. On a des vies dépossédées, merdiques, sans la moindre autonomie, on crève d’empoisonnement et de misère, mais si on baise et si on vote, et accessoirement si on a une place en boîte de sardines, on est unE vraiE humainE ! Ouf. Ce qui nous soumet, littéralement, à la sexualité, qui n’a jamais été aussi coercitive derrière son masque McDonalds de « plaisir et de désir ». Tu parles, c’est devenu l’exercice désespéré de nos ultimes droits. Et ça ne contribue évidemment pas peu à la violence qui va avec ce genre de situation. On, et surtout les mecs, est prêt à tout, inclusivement, pour tenter de manifester une pseudo-humanité qui s’est entièrement fondue dans le virilisme. Enfin, c’est hallucinant de voir ce qu’on est disposéEs à supporter pour pouvoir sexualiser – et le faire savoir, qui est en général un enjeu primordial. Dépendance, brutalité, humiliation, rien ne nous effraie autant que de ne pas pouvoir ; ce qui correspond bien à un état du capitalisme où on en est arrivés à payer pour travailler !

Fuck la sexualité.

La réaction basique est de dire « ça a toujours existé ». Déjà c’est en partie faux. Pas comme naturalité. La sexualité et la relation sont effectivement des systèmes d’échanges très anciens, et même pendant longtemps n’ont été à peu près que ça, une base d’ailleurs pas systématique pour la transmission de possessions. Mais comme production d’existence-valeur, avec le sous-produit plaisir, ça n’a pas plus de trois siècles, comme le capitalisme. Par contre, ça a pris comme ce dernier une puissance d’expropriation de nous-mêmes phénoménale. Ensuite, autant je déteste les idéologies mutilantes qui prétendent imposer le bien et la bonté, et qui en général ont toujours justifié des horreurs, autant l’argument d’antiquité me laisse froide. Et alors, totor ? Parce que les humains n’ont de mémoire historique jamais pu prendre leur vie en main, et même ont plutôt tendance à perdre le peu qu’ellils avaient, y faut continuer et surtout pas essayer d’aller ailleurs ? Mon cul. Féministe révolutionnaire, je ne sais pas si ça peut marcher mais je tiens le pari qu’on peut. Et même que si on essaie pas autant se flinguer.

C’est pour ça que je suis contre d’infinis « aménagements » et pansements à ces systèmes d’échange contraint, travail, économie, droit, sexualité, …, qui nous modèlent, encadrent et bouffent la vie possible (1). Pour ça que j’ai fini par quitter tout le tissu associatif et communautaire qui en déplore les dégâts et pose des rustines, et qui en fait multiplie leur effet et aide leur emprise à s’étendre. Je suis pour qu’on remette en question leur « fatalité », leur « naturalité », leur « bienfaisance », et qu’on en sorte.

Je ne crois pas plus à une sexualité émancipée ou émancipatrice qu’à un salariat ou à un commerce de même. La forme même et son poids coercitif sont aliénants.

Je ne me fais guère d’illusions sur « qui a envie de sortir de ce monde », aujourd’hui. L’heure semble plutôt à l’aménagement, y compris parmi les radicales. Ma foi… Je ne serais peut-être pas si tranchante si je ne craignais par ailleurs que précisément le temps des aménagements soit fini, et que les conséquences du monde que nous avons choisi ou auquel nous nous sommes résignées soient en train de faire, si j’ose dire, un ménage lui aussi terriblement radical dans la brutalisation et peut-être l’extermination. Ménage auquel nous échapperons d’autant moins, individuellement comme collectivement, que nous serons restées accro à la réalisation des formes sociales qui vont peut-être se refermer sur nous. Scouich !

PS : Je n’ai pas causé dans le corps du texte de ces attrape-mouches que constituent en ce moment le tapin, le porno, etc., bref la valorisation économique au sens étroit de la sexualité, et que les bien-pensantes appellent « l’industrie du sexe », comme si la sexualité n’était pas en elle-même, au sens large, une industrie. Ces questions n’en sont guère que parce qu’il s’agit d’éviter toute mise en question de la sexualité elle-même comme domaine d’échange social, et de préserver la fiction qu’elle serait bonne, épanouissante, libératrice, gratuite. Exactement comme le revendicationnisme acritique prétend que le travail et même « l’économie réelle » n’ont rien, mais rien à voir avec la vilaine méchante spéculation.

Le tapin, qui a été un bon moment mon métier, a ce très relatif avantage qu’au moins on touche quelque chose en échange d’autre que la considération floue qui s’attache à la réalisation de formes sociales, considération qui en plus se mue presque toujours en mépris envers les nanas. Après ça, c’est autant la merde que le boulot en général, et aussi contraint que ce dernier, dans la mesure où si tu ne t’échanges pas, dans ce monde, tu crèves.

Les bien-pensantes voudraient qu’on se cantonne au bénévolat, dont on voit tous les jours les magnifiques conséquences. Aucune d’elles n’est antisexuelle, bien au contraire, elles ne tarissent pas de termes ni d’éloges pour porter la sexualité aux nues ; ce qui fait d’ailleurs bien rigoler quand on voit ce que c’est, techniquement comme socialement : la misère des misères.

(1) Á ce propos, je reste soufflée devant les « chiffres » des violences conjugales subies par des nanas. Deux pour cent. Et mon c…, une fois de plus ?! Il suffit de vivre dans un endroit pas loin d’autres pour savoir d’expé que la conjugalité et la violence, c’est majorité de cas, c’est la norme ! Je tiens que l’injonction à l’accouplement, la vie conjugale est en soi une violence. Et que la violence est consubstantielle au système relationnel, comme la guerre à l’économie.

Mais voilà, il ne faudrait pas tout de même qu’hétérolande devenue universelle, au-delà même de l’hétérosexualité, soit remise en cause, alors on sous-estime. Mais de toute façon, nous avons tellement intégré que le bonheur, cette métamarchandise vérole, est dans la relation, que nous y allons alors même que nous savons toutes que c’est l’abattoir !

MAR 30 OCT 2012

Plume, “en raison de …” – fourbi antisexuel 

– “Pas mal, pas mal du tout, dit Lénine. L’énergie, le dévouement et l’esprit de sacrifice des camarades femmes, leur courage et leur intelligence, à l’époque de l’illégalité et de la semi-légalité, ouvrent de bonnes perspectives pour le développement du travail. Ce sont des facteurs précieux pour l’extension du Parti et sa capacité à conquérir les masses et à mener des actions. Mais quelle est la situation au point de vue de la clarté théorique et de l’éducation des camarades femmes et des camarades hommes sur ce sujet ? Car c’est d’une importance fondamentale pour le travail parmi les masses. La façon de mener le travail féminin permet de savoir ce qui se passe au sein des masses, quelles sont les idées auxquelles elles sont gagnées, ce pourquoi elles s’enthousiasment. Je ne me rappelle plus qui a dit: “Pour accomplir de grandes choses, il faut de l’enthousiasme”. Nous, et les travailleurs du monde entier, avons véritablement de grandes choses à accomplir. Mais pourquoi s’enthousiasment vos camarades, les travailleuses d’Allemagne ? Où en est le développement de leur conscience de classe ? Concentrent-elles leur attention, leurs occupations sur les exigences politiques de l’heure ? Quel est le centre de leurs pensées ? “

« A ce propos, j’ai entendu raconter quelque chose de tout à fait singulier par les camarades russes et allemands. Il faut que je vous le dise. On m’a raconté qu’une camarade très douée de Hambourg édite un journal pour les prostituées, et s’efforce de les gagner à l’idée révolutionnaire. Rosa Luxembourg a agi d’une façon très humaine en défendant dans un article les prostituées, qu’une infraction quelconque contre les instructions policières sur l’exercice de leur triste profession a conduites en prison. Elles sont doublement victimes de la société bourgeoise. D’abord de son maudit régime de propriété, ensuite de sa maudite morale hypocrite. Seule, une brute stupide, peut oublier cela. Mais c’est tout de même quelque chose de différent que de considérer les prostituées – comment dois-je dire – comme une troupe professionnelle spéciale de combat révolutionnaire et d’éditer pour elles un journal corporatif. N’y a-t-il donc vraiment plus en Allemagne d’ouvrières d’industrie à organiser, pour qui éditer un journal, et capables d’être gagnées à vos luttes ? Il s’agit là d’une excroissance maladive. Cela me rappelle fortement cette mode littéraire qui tend à transformer chaque prostituée en une douce Madone. L’idée originale était saine; à savoir la sympathie sociale, la révolte contre l’hypocrisie de la « vertueuse » bourgeoisie. Mais cette idée saine a été bourgeoisement dénaturée. D’ailleurs la question de la prostitution posera pour nous également des problèmes difficiles: retour des prostituées au travail productif, incorporation dans l’économie sociale. C’est à cela qu’il faut travailler. Mais, étant donné l’état actuel de notre économie et toutes nos conditions actuelles, c’est très difficile à réaliser. Vous avez là un morceau de question féminine qui se posera largement devant nous au lendemain de la conquête du pouvoir par le prolétariat et exigera une solution pratique. Cela nous donnera encore beaucoup de travail chez nous. Mais pour en revenir à votre cas particulier, en Allemagne, le Parti ne doit pas permettre à ses membres de pareilles bêtises. Elles créent de la confusion et dispersent les forces. Vous-même, qu’avez-vous fait contre cela ?

Avant que j’eusse pu répondre, Lénine continua: “Vos péchés, Clara, ne s’arrêtent pas encore à cela. On m’a dit que dans vos réunions féminines, on discute de préférence la question sexuelle. Cette question est, paraît-il, l’objet particulier de votre attention, de votre propagande. Je ne pouvais pas en croire mes oreilles, quand on m’a dit cela. Quoi ? Le premier Etat prolétarien est en lutte avec les contre-révolutionnaires du monde entier ! La situation en Allemagne même exige la concentration extrême de toutes les forces révolutionnaires, prolétariennes, pour la lutte contre la réaction de plus en plus insolente ! Mais les militantes discutent de la question sexuelle, et des formes du mariage dans le passé, le présent et le futur. Elles considèrent que leur tâche la plus importante est d’éclairer les travailleuses sur ce point. L’écrit le plus répandu en ce moment est la brochure d’une jeune camarade de Vienne sur la question sexuelle. C’est de la foutaise ! Ce qu’il y a là-dedans, les ouvriers l’ont lu depuis longtemps dans Bebel. Cela n’est pas exprimé d’une façon aussi ennuyeuse, comme dans cette brochure, mais avec un caractère d’agitation, d’attaque contre la société bourgeoise. La discussion sur les hypothèses de Freud vous donne un air “cultivé” et même scientifique, mais ce n’est au fond qu’un vulgaire travail d’écolier. La théorie de Freud est également une “folie” à la mode. Je me méfie des théories sexuelles et de toute cette littérature spéciale qui croît abondamment sur le fumier de la société bourgeoise. Je me méfie de ceux qui ne voient que la question sexuelle, comme le prêtre hindou ne voit que son nuage. Je considère cette surabondance de théories sexuelles, qui sont pour la plupart des hypothèses, et souvent des hypothèses arbitraires, comme provenant d’un besoin personnel de justifier devant la morale bourgeoise sa propre vie anormale ou hypertrophique, ou du moins l’excuser. Ce respect déguisé de la morale bourgeoise m’est aussi antipathique que cette importance accordée aux questions sexuelles. Cela peut paraître aussi révolutionnaire que cela voudra, c’est, au fond, profondément bourgeois. C’est surtout une mode d’intellectuels. Il n’y a pas de place pour cela dans le parti, dans le prolétariat conscient.”

Clara ZETKIN, Souvenirs sur Lénine, Janvier 1924 

An asexual person who does not know they are asexual will grow up believing that they must be sexual, feel sexual attraction, and be sexually active. Sexual desire is thought to be as natural and universal as breathing, and a person who does not have it must be abnormal or defective in some way. Asexual people are pressured into being “normal” by the stigma and stereotypes our culture has regarding virgins, celibacy, aromanticism, and several other concepts. An asexual person who does not conform to compulsory sexuality will encounter prejudice, harassment, pathologization and other problems; they are, essentially, being pressured or coerced into acting allosexual.

And much of the time, these messages are so universal, and so unquestioned, that we internalize them: we learn to silence our own objections to sex, and we scold ourselves for being “abnormal.” The discovery of asexuality is a turning point for many of us, and transforms our sexuality from a problem that needs to be fixed into a different yet beautiful thing we can be proud of. To identify as asexual means we no longer apologize for what we are, and that we know we do not need to follow our culture’s expectations about sex. The asexual identity frees us to say “No,” with a confidence that we did not have before.

But what of the asexual people who do not know what they are? What of the asexuals who consent to acts of sex purely because they think it’s what they’re supposed to do? What of the asexual people who have sex because they want to be “normal,” knowing that their friends, family and lovers will reject or look down on them if they are abnormal? They do not have the information about asexuality that they need to make fully informed decisions about their sex lives. They might not have the confidence needed to resist people and social standards that would pressure them into having sex that they do not truly want. They can still consent to sex, and may even enjoy it, but they are not entirely free, and their consent is not freely given.

« Asexuality and Consent Issues »

Class revolt, together with sexual transgression, was a central element in the descriptions of the Sabbat. which was portrayed both as a monstrous sexual orgy and as a subversive political gathering, culminating wIth an account of the crimes which the participants had commited, and with the devil instructing the witches to rebel against
their masters. It is also significant that the pact between the witch and the Devil was calleded conjuratio, like the pacts often made by slaves and workers in struggle (Dockes 1982: 222; Tigar and Levy 1977: 136), and that in the eyes of the prosecutors, the Devil represented a promise of love, power, and riches for whose sake a person was willing to sell her (or his) soul, that is, to infrige every natural and social law.
[…]
The subversive, utopian dimension of the witches’ Sabbat is also stressed, from a difFerent angle, by Luciano Parinetto who. in Streghe e Potere (1998), has insisted on the need to give a modern interpretation of this gathering, reading its transgressive features
from the viewpoint of the developing capitalist discipline of work. Parinetto points out that the nocturnal dimension of the Sabbat was a violation of the contemporary capi­talist regularization of work-time, and a challenge to private property and sexual ortho­doxy, as the night shadows blurred the distinctions between the sexes and between “mine and thine”. Parinetto also argues that the flight, the travel, an important element in the charges against the witches, should be interpreted as an attack on the mobility of immigrant and itinerant workers, a new phenomenon, reflected in the fear of vagabonds, that much preoccupied the authorities in this period. Parinetto concludes that, viewed in its historical specificity, the nocturnal Sabbat appears as a demonization of the utopia embodied in the rebellion against the masters and the break-down of sexual roles, and it also represents a use of space and time contrary to the new capitalist work-discipline.

Silvia FEDERICI, Caliban and the Witch, p. 177

Contre le bénévolat, pour en finir avec l’injonction à relationner

« Les efFRONTé-e-s considèrent qu’on ne peut pas accéder aux corps des femmes par la voie marchande. »
Titre d’un article programmatique d’une tentative de copié collé d’OLF par des gentes que je présume du FG. Illustrée par l’inénarrable slogan « les vrais zommes n’achètent pas les femmes ». C’est vrai. Ils se doivent de les avoir gratuitement. Et même qu’elles leur disent s’il te plaît et merci. Sinon c’est la honte. Même pas cap’s de se faire une meuf, dis donc. Obligés de faire payer leur lourdeur et leur besogne, leur présence quoi. Trop nuls.

Ce qui est des fois effarant, c’est de voir ce que défendent, positivement, les prohi. C’est-à-dire l’entièreté de l’ordre relationniste et hétérosexualiste, affiné et raffiné en cave. Pour elleux, la gratuité est une valeur ajoutée – ce qu’elle est effectivement depuis toujours dans cet ordre qui fonde lui-même une valeur, la relation. Relation toujours binaire dans son principe. Et qui ne peut donc pas interférer avec une autre valeur, aussi universelle soit-elle. L’universalité ne se partage pas, dans ce monde là. Bref, il est bien que les hommes baisent des femmes, couplent, provignent avec, et il est super bien que ce soit par leur prestance et leur attirance et leur virilité (berk !).

En tous cas les choses sont claires : la vraie vie – et on ne précise même pas « pour un homme », qui c’est le sujet à patriarcalande ? – c’est d’accéder au corps des femmes. Et même plus généralement à leur vie entière, histoire de se la sucer. Ce qui est bien plus gratifiant et économique quand on le fait gratoche ! Et bien plus rentable pasqu’on a accès, comme y disent, à toute la nana, 24/24, 365/365, pas à une heure ou deux et quelques exercices ou un peu de support psy (beaucoup de clients causent bien plus qu’ils ne baisent).

On se demande bien d’ailleurs comment il pourrait bien en être autrement sans injonction et intériorisation de la normalité sexualisante. Les mecs croient-ils que leur lourdinguerie a une prestance qui stimule le désir ? Ben mon ‘ieux. Si on n’était pas coincées dans un système où la relation conditionne la reconnaissance, et où on nous fait croire que baiser, enfanter, se faire coller c’est se réaliser, je pense que les pauvres, y se la taperaient dans un coin s’ils entendent l’avoir gratoche. Comme disait Solanas, on a bien mieux et plus urgent à faire que se taper la glu de conjoints, et mêmes de conjointes. La vie n’est pas dans la dépendance instituée et naturalisée, dans les sujets sociaux à deux têtes et à quatre pattes (ou plus encore).

La sexualité, avec son cache-sexe l’affectivité, ataviquement hétéro-nome dans sa structure même et sa pseudo-naturalité, fait partie constitutive de l’ordre qui est aussi celui de la valeur et du pépéarcat. Soit on s’en accomode, soit on le combat, mais c’est d’une hypocrisie sans limites, qui plus est au détriment de quelques qui y survivent précisément sans y consentir, que de prétendre l’aménager, et encore plus qu’il puisse être inoffensif !

Les non-bénévoles que nous sommes, avons été et, ne déplaise aux prohi, serons, tant du moins que sexualité et relation seront une norme de réalisation sociale et existentielle, que nous soyons putes, entretenuEs, vampires ou sangsues, bousillent cet ordre, le dévalorisent, rappellent finalement que tout ce cirque autour de l’amour, du plaisir, du couple, etc. n’est qu’un système d’échange social et économique, de formatage du sujet, d’aliénation quoi, comme un autre. Et que chercher à le sacraliser, dans la droite ligne des religions et des sociétés, ne sert qu’à empêcher la critique de s’exercer dessus, et à maintenir l’intérêt supérieur des mecs et d’hétérolande.

Soit on accepte la logique d’échange et de marchandise, soit on la refuse. C’est comme la radioactivité, à partir du moment où elle existe, elle est totale et partout, c’est sa raison d’être et c’est inévitable. Et sa partenaire la gratuité bénévole et arnaqueuse, comme par hasard dévolue au versant non-valorisateur de ce monde, c’est-à-dire au féminin, avec elle, indissolublement. Prétendre opposer l’une à l’autre, c’est comme opposer le travail au capital : ça commence à la croyance acritique et ça se termine dans les marais du foutage de gueule. Ce monde ne se vend pas au détail, soit on l’endosse, soit on le renverse. Mais la position des institutionnalistes prohibitionnistes et sécuritaires, qui pensent, comme toutes les citoyennistes, que l’on peut apprivoiser la logique de la valeur, la faire tourner « pour nous » en s’en préservant, est et a toujours été intenable et intenue.

Vénales, pointilleuses, antisexuelles, employées du care, nous sommes les non-bénévoles, celles à qui on ne la fait pas, celles qu’on ne peut avoir gratuitement et encore moins par la grâce du charme masculin (!!!). Nous sommes les inabordables et les inannexables. Nous sommes bien forcées de croire que l’amour existe – hélas ! : nous en voyons les conséquences et dégâts sur les femmes. Avec la sexualité, et ses sous-produits reconnaissance, plaisir, désir, il est à la base de la structure d’injonctions intériorisées du patriarcat. Et la gratuité est un des aspects de la vénalité générale ; c’est quand c’est gratuit que c’est soi le produit ! Et qu’on y croit ! Nous ne sommes ni gratuites, ni bénévoles. Nous ne croyons pas à la naturalité de la sexualité et de l’amour.

Aliénation pour (auto)exploitation, c’est-à-dire travail, en attendant d’en sortir, nous préférons la seconde limitée dans le temps et l’espace et dont on peut envisager de se désengluer, qu’on peut encore objectiver et qui ne nous avale pas totalement, ne nous modèle pas sujette consentante. Nous préférons donc le rapport commercial à la relation, en attendant l’abolition des deux. Et non leur hypocrite repeinture sous les auspices de l’ordre civique et économique.

Pas d’accès à nouzautes autre que précisé, minuté et tarifé, tant que l’argent, le travail, l’état, la famille, l’amour, la sexualité ne seront pas de mauvais souvenirs ! Et qu’on ne parlera plus d’accéder comme d’une évidence, d’une nature ou d’un droit. Nous ne sommes pas bénévoles, que ce soit pour le cul ou pour tout le reste du soin de pépé et des lardons, des zâmes et des corps.

La pute antisexe, antiboulot et antilove

le blog de Plume, la fem-garoue

http://lapetitemurene.over-blog.com/pages/Contre_le_benevolat_pour_en_finir_avec_linjonction_a_relationner-8659553.html

Et si on inversait le scénario
Un texte un peu plus léger cette fois-ci, traduction de Fun Times Flipping the Script, publié par David Jay en décembre 2006.

Notez bien que les questions se veulent facétieuses, et ne sous-entendent pas que la sexualité humaine est anormale ou malsaine ; pour la majorité des gens, c’est tout à fait normal et sain. Le but de ces questions est de contester l’idée que tout les gens sont naturellement sexuels ou devraient l’être.

1) D’après vous, qu’est-ce qui a causé votre sexualité ?

2) Quand et comment avez-vous décidé d’être sexuel, et pourquoi ce choix ?

3) Est-il possible que votre sexualité soit juste une phase dont vous sortirez ?

4) Est-il possible que votre sexualité provienne d’une peur névrotique d’interagir avec les gens et pas seulement leurs corps, ou bien d’une obsession névrotique avec les corps, ou pire, une incapacité à voir au-delà des corps ?

5) Les sexuels ont un passé de relations asexuelles ratées, n’étant pas capable d’être très proche de quelqu’un sur un plan non sexuel. Pensez-vous que vous soyez devenu sexuel par peur de l’intimité émotionnelle ?

6) Si vous n’avez jamais eu de relation vraiment intime avec quelqu’un sans tout le fouillis qui arrive quand on rajoute le sexe et les fluides corporels, comment savez-vous que vous ne préfèreriez pas ça ?

7) Si la sexualité est normale, pourquoi y a-t-il une telle variété parmi les attirances sexuelles, les libidos et les désirs ?

8) La sexualité et les activités sexuelles peuvent indiquer un dérèglement hormonal ou psychologique, ou même des lésions cérébrales. Avez-vous envisagé de faire tester vos hormones ou de subir une évaluation psychologique ?

9) Beaucoup de ceux qui ont été abusés sexuellement quand ils étaient enfants ou adolescents extériorisent cela par le sexe et deviennent très sexuel ensuite dans leur vie. Avez-vous été victime d’abus sexuels enfant ou adolescent ? Est-ce que c’est pour ça que vous êtes sexuel ?

10) A qui avez-vous révélé vos tendances sexuelles ? Comment ont-ils réagi ?

11) Votre sexualité ne me gène pas tant que vous me laissez tranquille, mais pourquoi tant de sexuels essaient de séduire les autres et de les attirer dans cette orientation ?

12) Si vous souhaitez élever des enfants, voudriez-vous qu’ils soient sexuels, sachant les problèmes auxquels ils auront à faire face, toutes les complications qu’ils devront affronter dans leurs relations et dans leur vie ?

13) La majorité des pédophiles, des violeurs et des agresseurs sont sexuels. Est-ce que vous considérez qu’il est prudent d’exposer vos enfants aux sexuels ? Aux professeurs sexuels, en particulier ?

14) Pourquoi les sexuels se sentent-ils obligés de le montrer, de se donner en spectacle avec leur sexualité ? Vous ne pouvez pas simplement être ce que vous êtes discrètement ?

15) Le sexuels assignent toujours à leurs relations des catégories étroitement définies, “partenaire” ou “ami”. Pourquoi est-ce que vous vous accrochez à une catégorisation des relations si malsaine et restrictive ? Pourquoi est-ce que vous ne pouvez pas simplement aimer ?

16) Comment est-il possible d’avoir une relation complètement épanouissante et des émotions profondes avec une autre personne quand on est préoccupé par le sexe et ce que fait notre corps ? Comment est-ce que deux personnes peuvent réellement être intimes si elles passent leur temps à voir et à traiter l’autre comme un objet sexuel, ou à chercher à se satisfaire sexuellement ?

17) Les couples de sexuels ont un soutien entier de la société, et pourtant les divorces et les séparations difficiles continuent à provoquer de grandes souffrances aux sexuels. Pourquoi y a-t-il si peu de couples stables ?

18) Comme la sexualité et les problèmes qui en découlent sont très pénibles pour beaucoup de gens, il y a des techniques qui ont été développées pour aider les sexuels à changer. Avez-vous envisagé d’essayer une thérapie par les hormones ou une cure de déconditionnement ?

19) Comment les sexuels arrivent-ils à se concentrer alors qu’ils doivent gérer les manifestations constantes de l’attirance sexuelle et de leur libido, et qu’ils passent du temps et de l’énergie à rechercher des partenaires sexuels ?

20) Un nombre disproportionné de criminels et d’irresponsables en tout genre sont sexuels, et il existe tellement de comportements autodestructeurs, brutaux et oppressifs qui sont sexuels par nature. Alors comment est-ce possible que la sexualité soit normale et saine ?

21) Il y a tellement de gens sexuels qui n’acceptent d’être intimes avec quelqu’un sur le plan émotionnel que si leur relation est sexuelle. Pourquoi les sexuels sont-ils si frigides émotionnellement ?

22) Peut-être que vous croyez être sexuel juste parce que vous n’avez pas encore rencontré la bonne personne. Pensez-vous que vous vous tourniez vers la sexualité par désespoir parce que vous n’êtes pas comblé émotionnellement ?

23) Il y a tellement de risques corporels inhérents à la sexualité, notamment les IST et les grossesses non désirées, sans parler de la frustration et des risques émotionnels en particulier dans un couple sexuel ensemble depuis longtemps. Pourquoi qui que ce soit voudrait être sexuel ?

24) Pourquoi est-ce que les sexuels ont besoin que quelqu’un les désire sexuellement pour se sentir exister ? Pourquoi sont-ils si complexés ?

trouvé sur le blog Déconstructions Asexuelles